Les maladies allergiques et respiratoires constituent un problème sanitaire important du fait de leur prévalence élevée dans la population générale, d’un profil de sévérité accrue et donc des surcoûts socio-économiques direct et indirect induits. Plus précisément, l’asthme, qui peut être à la fois allergique ou non allergique touche jusqu’à 30% d’individus dans le monde (jusqu’à 15% et 10% respectivement chez l’enfant et l’adulte en France), et dans certains pays sa prévalence ne cesse d’augmenter. La Broncho-pneumopathie Obstructive Chronique (BPCO) touche jusqu’à 19% de la population générale (environ 10% en France). Des projections récentes montrent une mortalité par BPCO en forte augmentation au niveau mondial. Elle représente actuellement la 3ème cause de décès en Europe.

Au cours des 30 dernières années, la recherche en épidémiologie respiratoire a été largement consacrée à la compréhension de l’asthme et de la BPCO par l’investigation des facteurs de risque du développement de ces pathologies, dont les facteurs pouvant expliquer l’augmentation de la prévalence de ces pathologies observée dans la dernière décennie. L’équipe privilégie l’hypothèse selon laquelle l’augmentation des maladies allergiques et respiratoires serait due non seulement à des changements de type environnemental mais aussi à des modifications de la susceptibilité de l’hôte. Dans une visée de santé publique, l’équipe concourt ensuite à l’évaluation médico-économique des principales maladies respiratoires par l’utilisation de modèles complexes.

Les axes de recherche développés sont :

  • Impact de la pollution atmosphérique sur les maladies allergiques et respiratoires.
  • Evénements de la vie précoce et développement des maladies allergiques et respiratoires.
  • Modélisation médico-économique des pathologies pulmonaires chroniques.
  • Dossiers patients via le web (e-BPCO, e-muco, e-dev...)

Les projets de recherche de l’équipe EPAR s’inscrivent dans la thématique globale de l’étude des maladies allergiques et respiratoires. Ils se proposent de comprendre le développement et l’augmentation de prévalence de ces pathologies en considérant plusieurs âges de la vie, dont la période de la vie précoce pendant laquelle le développement de ces pathologies se programme. Ils visent également à faire une évaluation médico-économique de ces affections afin d’en améliorer la prise en charge.